Aquaculture
L'aquaculture désigne l'élevage des organismes aquatiques, poissons, mollusques, crustacés et algues. Elle fournit désormais plus de la moitié des produits aquatiques consommés dans le monde.
Filières françaises
La pisciculture d'eau douce, dominée par la truite arc-en-ciel, se concentre sur les cours d'eau de tête de bassin. La pisciculture marine élève surtout le bar et la daurade en cages ou en bassins à terre. La conchyliculture, huîtres et moules, représente le premier tonnage aquacole national. La pisciculture d'étang, carpes et poissons blancs, occupe de grandes surfaces en Dombes, en Brenne et en Lorraine.
Systèmes d'élevage
Le circuit ouvert prélève l'eau d'une rivière, la fait transiter par les bassins et la restitue, système simple mais dépendant du débit et de la qualité du cours d'eau. Le circuit fermé recycle l'eau après traitement biologique et mécanique, permet un contrôle total et une implantation libre, mais exige un investissement et une technicité élevés. Les cages en mer et en lac profitent du renouvellement naturel de l'eau.
Étapes d'élevage
Le cycle commence à l'écloserie, où les œufs sont incubés puis les alevins nourris de particules très fines. Le prégrossissement conduit les juvéniles à quelques dizaines de grammes, le grossissement à la taille commerciale, 2 à 3 ans selon l'espèce et la température. Les tris successifs par taille limitent la compétition alimentaire et la hiérarchie qui pénalise les plus petits.
Alimentation
Les granulés extrudés ont remplacé les aliments humides. Leur composition a beaucoup évolué : la part de farine et d'huile de poisson a fortement baissé au profit de matières végétales, et l'indice de conversion, quantité d'aliment par kilogramme produit, se situe autour de un chez les salmonidés, performance très supérieure à celle des élevages terrestres.
Environnement
Les rejets azotés et phosphorés, la consommation d'eau et le devenir des poissons échappés constituent les principaux points de contrôle. Les bassins de décantation, les filtres plantés et la maîtrise du gaspillage alimentaire réduisent la charge rejetée, que la réglementation encadre par des valeurs limites suivies par autocontrôle.